☆ Chronique « La plus précieuse des marchandises » de Jean-Claude Grumberg ☆

Au coeur d’une forêt dense et inquiétante, coupée en deux par une ligne de chemin de fer, vivent un pauvre bûcheron et une pauvre bûcheronne. 

Au grand désarroi de l’épouse, ils n’ont pas d’enfant à chérir. De toute manière, les hivers y sont bien trop rudes et ils n’ont pas de quoi nourrir des bouches supplémentaires. 

Quotidiennement, pauvre bûcheronne se rend le long du chemin de fer dans l’espoir que les bras qu’elle aperçoit par les fenêtres du train lui tendent la main. Un peu de nourriture pour survivre, mais elle ne trouve que des papiers contenant des mots indéchiffrables. Pauvre bûcheronne est illettrée. Et puis un jour, enfin, on lui jette un colis, une marchandise qu’elle attendait depuis longtemps. 

« Voilà la seule chose qui mérite d’exister dans les histoires comme dans la vie vraie. L’amour, l’amour offert aux enfants, aux siens comme à ceux des autres. L’amour qui fait que, malgré tout ce qui existe, et tout ce qui n’existe pas, l’amour qui fait que la vie continue. »

☆ . ☆ . ☆

Mon avis :

Parfois, cent pages suffisent à traduire la plus grande force de l’Homme : l’amour. Pour trame de fond, la guerre mondiale, terrible et inhumaine. Au cœur de l’histoire, une leçon d’humanité. 

Un petit ouvrage, splendide et poétique, rempli d’émotions, qui restera gravé dans ma mémoire pour toujours. 

Ma note : ☆☆☆☆☆ /5 – Brillant !

☆ . ☆ . ☆

Infos maison d’édition

Auteur : Jean-Claude GRUMBERG // Editeur d’origine : Seuil // Rééditeur : Point

Genre : Conte // Parution : Août 2019 // Nombre de pages : 103 pages

« Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron. Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout.

Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons… Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale. La guerre mondiale, oui oui oui oui oui. »

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