☆ Chronique « Seule en sa demeure » de Cécile Coulon ☆

Résumé :

Cécile Coulon nous plonge dans les affres d’un mariage arrangé comme il en existait tant au XIXe siècle.

À dix-huit ans, Aimée se plie au charme froid de Candre Marchère, un riche propriétaire terrien du Jura. Pleine d’espoir et d’illusions, elle quitte sa famille pour le domaine de la Forêt d’Or. Mais très vite, elle se heurte au silence de son mari, à la toute-puissance d’Henria, la servante.

Encerclée par la forêt dense, étourdie par les cris d’oiseaux, Aimée cherche sa place. La demeure est hantée par le fantôme d’Aleth, la première épouse de Candre, morte subitement peu de temps après son mariage. Aimée dort dans son lit, porte ses robes, se donne au même homme. Que lui est-il arrivé ?

Jusqu’au jour où Émeline, venue donner des cours de flûte, fait éclater ce monde clos. Au fil des leçons, sa présence trouble Aimée, éveille sa sensualité. La Forêt d’Or devient alors le théâtre de désirs et de secrets enchâssés

« Candre Marchère ne frappait pas, il ordonnait qu’on frappe pour lui, qu’on tue pour lui. Il était au-dessus de tout : du sang, des os brisés, des paumes bleuies, il vivait proche de Dieu et si Dieu disait qu’untel s’était mal conduit, la punition tombait. »

☆ . ☆ . ☆

Mon avis :

Durant les 200 premières pages (sur 330 !), je me suis demandée où l’auteure voulait nous emmener. Je lisais l’histoire de plusieurs vies banales et sans intérêt immédiat, dont celles d’époux issus d’un mariage arrangé comme cela se faisait souvent au 19e siècle. En soit, rien de bien folichon. 
Heureusement, plus la fin approchait, plus cette lecture prenait de l’épaisseur.

Lentement, mais sûrement, les intrigues se sont mises en place. La mort de la première femme de Candre, le mystérieux fils de la bonne, l’ambiguïté de certaines relations,… un cliffhanger énorme se profilait et franchement, il y avait matière. Pourtant, il ne s’est rien passé. Il y a bien eu une fin, mais une fin prévisible, sans vague et tout aussi banale que le début du roman.

Lorsque j’ai refermé la dernière page, le seul avis que j’étais capable d’emettre était « mouais », pas génial pour une chronique. Alors j’ai attendu que la phase « déception » soit passée pour rediger une critique plus constructive. Et j’ai bien fait, car ce roman a pris une tout autre image dans ma tête.

Car au-delà de l’histoire et ses mystères, l’auteure dresse avec justesse le portrait de plusieurs femmes et notamment celui d’Aimé, cette jeune fille devenue femme du jour au lendemain, quittant brutalement une vie d’enfant et découvrant seule sa vie d’adulte et d’épouse. Un personnage tout en pudeur et innocence qui au fil des pages gagne en maturité, puissance et confiance. 

Et je crois que tout l’intérêt de ce livre réside là dedans : à la narration de la force, de la dévotion, du sacrifice et du courage de ces femmes face à de terribles situations.

Ma note : ☆☆☆ /5 – Un roman qui mériterait une seconde lecture pour en comprendre toutes les nuances. 

☆ . ☆ . ☆

Infos maison d’édition

Auteur : Cécile COULON
Editeur : L’iconoclaste
Genre : Roman contemporain
Parution : Août 2021
Nombre de pages : 333 pages

2 réflexions au sujet de « ☆ Chronique « Seule en sa demeure » de Cécile Coulon ☆ »

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